Islands @ La Fleche D’ Or

7 février 2009

Dans l’océan de Parisrocks, il y a des bans de poissons clowns, des méduses apprivoisées et des archipels de piranhas armés de sarcasmes. Le mépris est l’outil du Nobody. Islands n’avait pas vraiment de « quality time » à nous accorder. Nous non plus.

Pendant le live, on les sent déjà sur la pente glissante. Ce ton mi-rebelle mi-dédaigneux pour s’adresser au public, il ne trompe pas. Ce soir-là, nous avions pris la peine de leur préparer un pop-quizz à nos couleurs avec des questions pertinentes et d’autres, certes, beaucoup moins. J’avais même décidé au préalable d’épouser celui qui répondrait « Wallis & Futuna » à la question « If you had to name your daughter after an island, which one would you pick ? ». Nous avons attendu, bien sagement, qu’ils nous rejoignent après leur concert pour jouer le jeu que nous avons instauré et qui jusque-là a fonctionné avec tous leurs congénères. Et là, je ne suis pas sûre de savoir à quel moment tout a dérapé, un peu comme lorsque Jean-Luc Delarue prend la parole en public. Était-ce le questionnaire, trop audacieux ? La drogue qui, clairement, fait pousser des ailes et octroie un peu trop de liberté ? Ou le manque de repère comme lors des vraies interviews ?

La seule question que l’on peut se poser à l’issue de cette rencontre (confrontation), c’est : qui a le droit de se balader fièrement main dans la main avec son ego surdimensionné? À quel moment peut-on juger que, eux ont droit d’exprimer leur égocentrisme, et pas moi ? Pourquoi un groupe parce qu’il se trouve de l’autre côté du dictaphone se sent légitimement supérieur à qui que ce soit ?

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